16 août 2008
Les élémentaires

Père et fils.
Les trois récits de Jean Vigna, qui fleurent les bancs d'école et la salle à manger, mettent en lumière, sur une scène intimiste sans complaisance, cette structure imaginaire lourde de fantasmes, de douleurs et d'utopies.
C'est ce triomphe du modèle masculin qui sombrera en Europe au milieu du XXè siècle après deux guerres mondiales et une décolonisation, qu'on voit se jouer ici, tragédie en trois actes, habillée de costumes bon enfant.
en savoir plus sur Jean Vigna
voir aussi, dans la galerie : le ravi
du même auteur, lire aussi aperçu sur les trains d'antan et comme une petite pluie d'automne
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Commentaires
note de l'auteur
Pour présenter ces récits, l'auteur se réfère à ses souvenirs d'enfance :
« repères-clés, positifs ou négatifs – repères de joie – repères d'épreuves. Si les premiers finissent par rejoindre les cadeaux-souvenirs de la vie, dans l'album e photographies que l'on ouvre durant l'hiver, les seconds, par contre, nous laissent les traces douloureuses de souvenirs obsédants, de blessures profondes. Avec le temps, celles-ci se sont transformées en cicatrices qui, inopinément peuvent se rouvrir à l'écoute d'une confidence, à l'audition d'une musique oubliée, au passage furtif d'une odeur qui brusquement refait surface et nous interpelle au point de troubler l'écoulement plus ou moins stabilisé de notre psychisme.
Tout ceci paraîtra classique, voire banal, si l'on se réfère aux savantes investigations proustiennes.
Et pourtant, les habitudes, les banalités de la vie côtoient souvent l'insolite, et parfois l'insupportable... » (J. Vigna)
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