autoportraitAlain Guillard se livre au bord du scandale et de l'authentique dans cette dualité sulfureuse où la douleur fréquente le plaisir, où le souffrance voisine le bonheur. Ambiguïté des sexes, graphies mêlées, sexualité confuse que la morale tente de contrôler, de régler, de réguler...
Alain Guillard perd les feuilles quotidiennes de son arbre étique. On connaît à présent le tronc torturé chantourné et les productions qui n'avaient d'éparpillé que notre ignorance de la pièce maîtresse. On ne lira plus Alain pareil. On le découvrira au travers de sa fêlure et de ses reflets brisés.   
Jacques Morin (Décharge)

dessin de couverture : Myra Coppey "une femme au collier rubis"