Makis Yalenios exposera ses ardoises (et autres "surfaces de mémoire profonde") chez Gaspard Nocturne du 17 novembre au 20 janvier prochains. Vernissage samedi 17 novembre à partir de 18 heures.

On ne s'invente pas.
Makis Yalenios vit à Lyon dans un immeuble ancien. Il a reconstitué sur le sol de son appartement un carrelage de grés anciens sauvés in extremis – et avec des doigts d'archéologue – d'un naufrage fatal sous une coulée de dalle. Il a récupéré aussi les portes de la cour avec leurs vieilles vitres pour en faire une verrière au coeur de la maison. Il aime les surfaces, mais les surfaces profondes. De la Grèce où il est né et a grandi et appris le monde, il est parti. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être pour emporter avec lui, comme un voleur, un trésor profond et inestimable... l'emporter mais le laisser là-bas, pour pouvoir indéfiniment le mettre à jour... ne jamais finir d'en payer la dette... puisqu'aimer, c'est donner ce qu'on n'a pas.
On retrouvera dans ces "ardoises" offertes – quel cadeau, ma foi ! – ces doigts d'archéologue, caressant de lointains secrets.